Nous fabriquons dans notre atelier de Vénissieux, La Métallerie Lyonnaise. Le sur-mesure commence par une question simple, posée avant le dessin : où l'ouvrage sera-t-il posé, et qu'aura-t-il à supporter ?
L'acier : la référence en intérieur
L'acier reste le matériau de base de la métallerie. Il est rigide, il se soude proprement, il se plie, et il coûte moins cher que ses alternatives à section égale. C'est ce qui permet des profils fins — la finesse d'une verrière d'atelier vient de là, l'aluminium ne l'atteint pas.
Son défaut est connu : il rouille dès qu'il rencontre l'humidité. À l'intérieur, ce n'est pas un sujet. À l'extérieur, il doit être protégé.
L'acier galvanisé : la protection par le zinc
La galvanisation trempe la pièce finie dans un bain de zinc en fusion. Le revêtement obtenu protège l'acier même là où il est rayé, par effet sacrificiel. C'est la solution pour tout ce qui reste dehors sans surveillance : garde-corps de balcon, grilles de soupirail, escaliers extérieurs, portails.
L'aspect est gris mat, un peu industriel. Il ne plaît pas à tout le monde, d'où l'étape suivante.
L'acier thermolaqué : la finition la plus courante
Le thermolaquage projette une poudre de peinture sur la pièce, cuite ensuite au four. Le film obtenu est dur, régulier, disponible dans toute la palette RAL et bien plus résistant qu'une peinture appliquée au pinceau.
Sur une pièce d'extérieur, la bonne pratique est de combiner les deux : galvanisation puis thermolaquage. Le zinc protège le métal, la laque protège le zinc et donne la couleur. C'est un peu plus cher, c'est ce qui tient vingt ans sans reprise.
L'inox : là où l'eau ne pardonne pas
L'inox ne se protège pas, il résiste par nature. On le réserve aux environnements agressifs : bord de piscine, cuisine professionnelle, laboratoire, façade très exposée. Il existe plusieurs nuances — le 304 pour l'usage courant, le 316 dès qu'il y a du chlore ou du sel.
Il coûte nettement plus cher que l'acier et se travaille plus lentement. Le choisir pour un garde-corps d'appartement lyonnais, c'est payer une performance dont vous n'aurez pas l'usage.
L'aluminium : la légèreté
Trois fois plus léger que l'acier et naturellement protégé par sa couche d'oxyde, l'aluminium s'impose quand le poids compte : grands ouvrants, éléments à manœuvrer souvent, pièces posées en hauteur. Il ne rouille pas.
En contrepartie, il est moins rigide : à résistance égale, les profils sont plus épais. C'est pourquoi une verrière en aluminium n'a jamais la finesse d'une verrière en acier.
Le fer forgé : le geste décoratif
Le fer forgé n'est pas un matériau différent, c'est une façon de le travailler : chauffé puis formé, avec volutes, torsades et assemblages apparents. Il a sa place sur les immeubles anciens de la Croix-Rousse ou de la presqu'île, où un garde-corps contemporain jurerait avec la façade.
Il demande plus d'heures d'atelier, donc plus de budget, et un entretien régulier en extérieur.
Comment choisir, en pratique
| Votre ouvrage | Ce que nous proposons le plus souvent |
|---|---|
| Verrière d'atelier, intérieur | Acier thermolaqué |
| Garde-corps de balcon ou de terrasse | Acier galvanisé puis thermolaqué |
| Escalier extérieur | Acier galvanisé puis thermolaqué |
| Porte de cave, grille de soupirail | Acier galvanisé |
| Ouvrage en bord de piscine ou très exposé | Inox 316 |
| Grand ouvrant à manœuvrer souvent | Aluminium |
| Immeuble ancien, contrainte patrimoniale | Fer forgé ou acier au dessin d'époque |
Une dernière remarque qui compte à Lyon : en secteur sauvegardé et aux abords des monuments historiques, l'aspect extérieur d'un garde-corps ou d'un portail peut être encadré. Nous vérifions ce point avant de dessiner, pas après.